— Cap Reliance —
Penser et Relier – Accorder pluriel et singuliersArchive pour lectures plurielles
La lecture à voix haute
Le mystère de la page blanche a été résolu par une explication platement technique, poétiquement décevante… Je la tais résolument par respect pour les lecteurs de ce blog.
En revanche, je ne résiste pas à la tentation d’entrer à nouveau dans ce texte, et donc de vous en révéler quelques bribes, alors que je travaille personnellement sur la posture “inconsistante” du coach. Lire la suite »
Comment parler des livres qu’on n’a pas lus ?
Un sourire en coin, légèrement provocateur (!), Pierre Bayard expose néanmoins avec lucidité le rapport aux livres qu’entretient le lecteur lambda comme le professionnel (critique littéraire, enseignant-chercheur, bibliothécaire, etc.).
Il déculpabilise le lecteur laborieux, érige la non-lecture en “must”, avec des arguments parfois confondants, et donne même des tuyaux pour se sortir de situations délicates !
Si je reste encore prudente face à la critique de livres non lus, j’ai été séduite par l’approche “relationnelle” aux livres : au fond, d’un point de vue culturel, ce qui est capital, c’est d’être capable de positionner tel ou tel livre dans la “bibliothèque collective”. D’un point de vue individuel et pour un rapport à la collectivité, il est également capital de prendre conscience qu’un livre lu par un sujet, ne sera pas le même livre lu par un autre sujet. D’où la confrontation des “livres intérieurs” de chacun, notion proche de ce qui peut se passer en session de lecture plurielle lors des échanges d’évocations suscitées par le texte dans le groupe.
Encore quelques affirmations de Pierre Bayard :
“Tout livre dont nous parlons est un livre-écran, et un élément de substitution dans la chaîne interminable de tous les livres.”
Il définit aussi la “bibliothèque virtuelle” comme l’espace de création possible, composé de “livres fantômes”. Le livre fantôme étant l’”objet insaisissable et mouvant que nous faisons surgir, par oral ou par écrit, quand nous parlons d’un livre”.
à non-lire absolument !!
Dans les sessions de lectures plurielles, les extraits d’oeuvres littéraires qui sont lus à voix haute viennent toucher l’intériorité de chaque membre du groupe. L’espace d’échange groupal est l’espace de création où sont partagées nos perceptions fantômes, où les singuliers s’accordent au pluriel…