Enfant, n’étiez-vous pas absorbé par les histoires lues, contées, racontées ?
Aujourd’hui, connaissez-vous encore ce plaisir ? Cette faculté de plonger “tout habillé” dans un texte, libéré de l’acte de lecture, que celui-ci soit visuel, tactile, et plus ou moins bien maîtrisé…
Nombre d’adultes dont le rapport à l’écrit est structurellement difficile montrent un intérêt certain pour ce que ces signes énigmatiques véhiculent : les histoires, les images, les pensées des auteurs font le bonheur des dyslexiques et des aveugles, tout comme celui des brouteurs naturels d’alphabet.
Lus à voix haute dans une lecture plurielle, les textes sont rendus accessibles à tous (hormis les sourds, encore que le langage des signes aurait probablement son rôle à jouer). Mais surtout, l’échange qui suit la lecture à voix haute permet également l’expression de, et l’accès à tous les points de vue exprimés. De quoi toucher du doigt que les personnes dont l’acte de lecture pose problème sont dotés de capacités d’analyse, de perception, d’imagination, d’interprétation qui font parfois complètement défaut aux “normolecteurs” !
Parmi eux, des auteurs également. Si vous souhaitez vous pencher un peu plus avant dans la perception des aveugles, rendez-vous le samedi 21 mars à 18 heures à la Bibliothèque de Centre Georges Pompidou, où la lecture d’extraits de textes écrits par des aveugles malvoyants ou aveugles. Pour plus d’informations, allez sur le site de l‘événement.
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