De but en blanc, comme ça, là, sans réfléchir, qu’est-ce que c’est pour vous “coopérer” ?
Un mot, une description d’image, de sentiment, d’expérience, une réflexion solidement structurée, vos commentaires constructifs sont les bienvenus.
Archivé sous: Réflexions croisées | Tagué : construire, contribuer, coopérer, participer, réfléchir à plusieurs
Tant de visites et aucun commentaire…
est-ce à dire que la coopération demande un minimum d’implication ?
Coopérer c’est partager un concept, par exemple, et y adhérer à plusieurs, pour le rendre concret, l’adapter, le faire connaître. C’est également collaborer pour parvenir à ses fins communes, rassembler les forces individuelles, pour en faire une énergie collective.
Coopérer c’est s’ouvrir aux autres pour s’enrichir de nouveautés et ainsi évoluer dans d’autres sphères moins personnelles.
Coopérer c’est rendre possible ce qui, pour un être isolé, ne serait que galère, voire chimère.
Coopérer, c’est d’abord un état d’esprit,pour faire avancer un projet conjointement, se grouper pour être plus efficace.
Coopérer c’est aussi échanger des idées , une expérience différente pour enrichir le groupe.Une aide indispensable pour rendre un projet possible, et favoriser son bon fonctionnement.
Coopérer c’est une part égale de travail ,de réflexion,d’idées.
S’il fallait donner une image:
ce serait un lien ,les maillons d’une chaine: des regards tournés vers la ligne d’horizon
Merci Laurence, merci Michèle. Voici mon grain de sel :
Coopérer. Opérer conjointement. Agir ensemble.
Ce n’est pas une mince affaire… D’ailleurs, cela peut sous-tendre des concessions à faire : même si ça ne vous plaît pas trop, coopérez pour qu’on aboutisse au résultat attendu.
Coopérer demande un travail de coordination entre plusieurs acteurs, et c’est probablement plus naturel lorsque la finalité est partagée, la visée commune.
Coopérer, c’est agir en commun, donc penser aussi ensemble des règles et des espaces de vie et de travail. Il ne s’agit pas simplement de patager un but, mais de moyens et leur mise en place (cf l’accord d’int. de coop.)
la coopération demande du travail, de trouver sa place au sein d’un groupe, d’être prêt à négocier ce qui peut l’être et à lâcher ce qui ne l’est pas.
Agir ensemble, dans un but commun ou pour des buts différents : reconnaître les autres et leurs différences, l’esprit ouvert, et la main tendue vers ces autres qui nous ressemblent.
Coopérer ou construire ensemble, vivre en commun, coopérer au sein d’un communauté, ou en réseau avec des individus.
travailler avec l’altérité.
emmanuelle L.
Il me vient encore cette pensée :
J’ai besoin de coopération quand j’aimerais que quelqu’un d’autre fasse à ma place quelque chose
- parce que je suis fatiguée, ou lasse de toujours le faire
- parce que je suis débordée tout d’un coup,
- parce que ça me rendrait service et la personne est capable et disponible (dans tous les sens du terme) pour le faire à ma place
- …
Voilà, il s’agit plus ici de réflexe que de coopération pensée à l’avance. Ca peut se traduire par partager certaines tâches dont on a l’habitude se s’exclure volontiers (vaisselle, compte-rendus de réunion,…).
Il y a aussi une notion d’entraide dans la coopération : la coopération des parisiens envers des provinciaux qui s’arrachent les cheveux devant le plan du métro, la coopération du passant envers un inconnu bras trop chargés pour ouvrir une porte, la coopération du collègue qui a mieux compris une partie du problème posé, qui est très bon dans un domaine où vous peinez, etc.
Encore faut-il accepter la coopération des autres, voire la solliciter. Le problème n’est pas toujours que le manque de coopération.
D’autres exemples ou contre-exemples ?
Céline
Définition de la Coopération
“n.f. (av. 1435) a été emprunté comme terme de théologie au dérivé latin chrétien cooperatio “part prise à une oeuvre commune” (en parlant de Dieu). Entré, comme le verbe, dans l’usage courant (1488), il a pris ultérieurement (1828) sa spécialisation économique par calque de l’anglais cooperation. Ce dernier est un terme employé par le réformateur Robert Owen (1771-1858) pour désigner sa méthode de gestion des entreprises, fondée sur la répartition du profit en fonction de la participation de chacun.”
(Le Robert – Dictionnaire Historique de la Langue Française)
Source : http://www.semaine.coop/